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Category Archives: Interviews

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Les Wash reviennent à Nevers!! Cette fois, c’est pour célébrer leur trente ans d’aventures: 2000 concerts, une bonne dizaine d’albums et des milliers de kilomètres à travers l’Europe. C’était l’occasion de causer un peu avec Mat Firehair, chanteur des Chats Morts.

 

Salut Mat, merci beaucoup à toi de nous accorder cette interview, est-ce que tout va bien ?

C’est la moindre des choses, on vient jouer chez vous. Et oui, tout va bien. L’album est prêt, on va donner notre concert anniversaire. Le 25 septembre on part pour une tournée de 30 dates en France et après on part pour d’autres dates à l’étranger. On réédite nos deux premiers albums, un tribute album se prépare, un film documentaire pour l’année prochaine. Ca va plutôt bien. Il y a pire.

Il parait que votre premier passage à Nevers été mémorable. Je crois que c’était durant Nevers A Vif. Tu peux nous raconter ce qu’il s’est passé ?

Ça a été une de nos premières dates. Je crois que c’était la deuxième date en province. Toutes nos premières dates ont été assez mémorables mais celle là ça a quand même relativement finit en eau de boudin. On a eu une descente des Teddys Boys. Je crois qu’aujourd’hui il n’y en a même plus un en vie. Ils nous attendaient dehors pour nous égorger parce que selon eux, « on déshonorait le rockabilly en étant trop punk ». Un grand moment d’histoire. Les Teddys Boys c’était un groupe comme les punks, les skins. Eux, c’était les fans de Rockabilly des années 50 d’origine anglaise avec un code vestimentaire très strict et avec un côté un peu raciste aussi. Nous qui faisions une musique influencée par le punk/rock autant que par le rockabilly. En étant antiraciste on était la cible à abattre qui déshonorait le rockabilly.

Ça s’est terminé que la salle a été évacué, les agents de sécurité sont partis. On s’est retrouvé, nous dedans avec des barres de fer et les Teddy Boys dehors. Nous ont on avait 19-20 ans. Eux ils nous attendaient dehors en chantant « on va vous prendre, on va vous tuer, la la la. » Le tout sur l’hymne rebelle des du Sud des États-Unis. C’était un très grand moment de poésie.

WDC MG_5794 web

Ça vous est à nouveau arrivé depuis ?

Non, ça n’arrive plus, je pense qu’il y a moins de bandes. Ce type de violence s’est peut être déplacé vers le rap.

Et du coup comment ça s’est finit ?

Ils ont finit par partir. Nous, on s’est retrouvé devant la seule boulangerie de Nevers qui ouvrait. On a prit un petit-déjeuner. C’était assez marrant puisque tout le monde avait quitté la salle nous, on ne savait pas où on dormait. C’est des gens du public qu’on a croisé par hasard dans la nuit qui nous ont hébergé.

WDC photo promo2015 credit Ardoneau

On ne voudrait pas faire dans l’interview à sensation, mais on a cru comprendre qu’il y avait quelques tensions avec les Wampas, qu’est-ce qu’il s’était passé ? Est-ce que vous êtes en bon terme aujourd’hui ?

Par contre je ne connais pas les Wampas. C’est un groupe de variété rock ? Je n’écoute pas du tout de variété ou de rock français du coup. Je ne sais pas de quoi tu parle. C’est un peu comme Obispo tout ça. Ça ne me dit rien du tout. Vu que j’écoute que du rock, ou du punk, ou du jazz ou même du hard core, ça ne me dit rien.

Les Washingtons Dead Cats, c’est trente ans de carrière, peu de groupe ont autant d’expérience. Qu’est ce qu’on tire de tant d’années de tournée ?

31 en fait, mais faut pas le dire. On s’est rendu compte de ça l’année dernière en tournée. Du coup on s’est dit qu’on ferait la tournée des trente ans l’année d’après. On n’est pas les rois du marketing. Ça se saurait sinon. Ça serait pas les Wash sinon. Ça serait les Wampas par exemple.

Est-ce qu’on ressent parfois une certaines fatigue ?

On a eu la chance d’arrêter. On sentait une certaine lassitude. On avait enchainé entre 84 et 91, 4 albums, plus de 600 concerts des machins, des trucs. On a repris vraiment en 2001 avec des concerts de soutiens et un album live. Depuis on a enchainé. On est a peut prêt à 2000 concerts. On n’a pas de raison d’arrêter, on fait une musique qu’on apprécie, il y a des gens qui nous suivent depuis des années et quand on a pas envie de tourner, on ne tourne pas.

Il n’y a pas de délire carrière/marketing qui fait qu’a un moment, tu as fais un succès et tout de suite il faut enchainer derrière pour pas perdre les gens. On fait du rock à notre vitesse parce qu’on a une vie en dehors et ça nous permet de garder le groupe. Les Wash ça a toujours été en mouvement. Encore récemment, il y a eu du changement de personnel dans le groupe. Il y en a un qui est parti vivre à l’autre bout de la terre et il a eu des enfants. Chez nous c’est assez familial.

Toi qui a connu et fait parti de la scène rock alternative des années 80, est-ce que finalement on ne fantasme pas un peu cette époque ?

En fait, ce qui est assez étrange c’est qu’on a vécu un truc. On a signé chez Bondage Record qui était le label des Berurier Noir, de Ludwig Von 88 et de Nuclear Device. On a été les quatre premiers groupes du label. On a fait des plateaux communs et par la suite on s’est mit à défendre ce qu’on appelait le rock alternatif. Nous on appelait pas ça comme ça. On avait des convictions sociales et politiques. On refusait de vendre nos disques chers, on refusait la SACEM, on se débrouillait pour que le tarif des places de concert soient abordables. On était tous assez politisé avec la même vision du label. Bondage a été le premier label indépendant. C’est Bondage qui a créé ce qu’on a appelé le rock alternatif. Ces quatre groupes la se sont retrouvés à une époque charnière entre 82 et 84. Il y a eu toutes les révoltes étudiantes, la création des radios libres. Il y a plein de gens qui se sont mit à organiser des concerts en collaborant avec ces radios libres. C’était une véritable émulation. Ça a créé un mouvement de fond qui était intéressant. Le public suivait aussi bien les Wash, que les Beru, que les Ludwig qui n’avaient pas grand-chose à voir musicalement mais qui avait un fond identique. Tout ces groupes la avec une conscience politique et social. Par la suite ça a inspiré d’autres groupes, des labels se sont créés comme Boucherie. Il y avait du monde dans tous les concerts. A l’époque la musique que tu écoutais quand tu étais gamin c’était ça. Il n’y avait pas le choix entre electro, techno, rap, rock. Il y avait le rockabilly, le punk, le garage. Toutes ces scènes sont un peu devenues des Chapelles au fil du temps. Il y avait énormément du public parce qu’il y avait moins de choix. Tu voulais sortir tallais dans les bars, dans les salles de concert. Ca explosait. On a fait la couverture du Nouvel Obs, on passait à la télé. C’est des choses qui nous arriverait difficilement maintenant et qui arriverait pas à un jeune groupe.

Pour revenir au Wash votre prochain album s’appelle « Under the creole moon », est-ce qu’on doit y voir une référence à Ghoultown avec leur morceau « Under the phantom moon ? »

Je ne connais pas du tout. Mais du coup ça m’intéresse. Il s’agit d’un clin d’œil au Vaudou. Il y a toujours eu du texte qui parle de film d’horreur, de vaudou. Il y a un album d’un blues man qui s’appelle Dr John ou il est déguisé comme le Baron Samedi. La référence est plutôt là.

Cet album sort dans le cadre de la tournée des trente ans des Wash, doit-on s’attendre a des surprises ou a une scénographie particulière ?

On joue plusieurs anciens morceaux et on aura comme toujours des décors de scène. On fait des morceaux qu’on a pas joué depuis vingt ans et des titres des premiers albums qu’on ne jouait plus. Et oui, on va arrêter de balancer des légumes, on a arrêté en 86, ça nous colle à la peau 30 ans après. Si tu entends par scénographie, chorégraphie. Non on ne dansera pas à moitié nu avec des filles qui vont nous mettre des billets dans le caleçon.

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