« On s’est découvert tous ensemble avec la musique. »

LAST TRAIN est sans aucun doute l’un des groupes que l’on considérera comme le renouveau du rock Français. A une vingtaine d’année les LAST TRAIN cumulent deux tournées européennes, des centaines de dates en France et des dizaines d’interviews. Rencontre avec Julien l’un des guitaristes de LAST TRAIN

Bonjour Julien, merci beaucoup de nous accorder cette interview de LAST TRAIN, est-ce que tout va bien ?

Oui tout va bien. Merci beaucoup à vous de nous accorder également ce temps de parole.

On a eu l’occasion de vous voir au Printemps de Bourges. Est-ce que tu peux nous expliquer comment, lorsque l’on est un jeune groupe comme LAST TRAIN on se retrouve programmé à Bourges. ?

C’est passé par le tremplin des Inouïs du Printemps de Bourges. C’était un objectif depuis plusieurs années. On a été retenu à Mulhouse, on a passé la sélection sur vidéo de live à Paris. C’était une super surprise pour nous de jouer à Bourges. C’est arrivé à un moment vraiment stratégique pour nous puisque c’est arrivé à la fin de notre tournée. On avait fait vingt et une date sur le mois d’avril qui ont été clôturé par cette date à Bourges.

Sur scène vous proposez un Rock N’Roll énergique, épurée et de grande qualité. Est-ce qu’à l’avenir vous pensez vous diriger vers des jeux de scènes avec plus d’artifices ?

Nous, ça fait presque dix ans qu’on joue comme ça. On a beaucoup appris avec nos instruments, notre jeu de scène. C’est quelque chose qu’on aime beaucoup et qu’on a beaucoup travaillé. C’est vrai qu’on réfléchit parfois à développer ces aspects scéniques mais tout cela coûte de l’argent. Pour le moment on essaye déjà de rembourser tout ce qu’on doit à droite et à gauche. On a envie de faire vivre une expérience juste avec une présence scénique. Ca nous permet de beaucoup travailler dans cette direction et de ne pas nous cacher derrière autre chose.

Et vous le faites très bien. Vous ne trichez pas. On a pu vous voir début mai sur RLT interviewé par Françis Zegut. Durant cette interview Jean Noel votre front man déclare que jamais, au grand jamais LAST TRAIN ne signera chez une major. Pourquoi ?

C’est vrai que l’on nous en parle souvent. Ce qui nous inquiète vraiment chez une major c’est le moment où on va arriver en studio et où il y aura trois mecs en costards qui nous diront :  « bon les mecs on a mit 100 000 euros sur le projet. Il faut absolument faire une chanson comme ça. Il faut que ça vende pour Virgin, pour RTL 2. » Nous on ne laissera jamais notre côté artistique être perdu. On joue depuis qu’on a dix ans. C’est ce qu’on a de plus cher. On ne joue pas pour l’argent. On s’est découvert tous ensemble avec la musique et on continue de le faire. On s’entoure aussi de partenaires. Il ne faut pas non plus être fermé. On travail avec un tourneur, un manager. On ne peut pas tout faire tout seul, la régie des spectacles, la promo du groupe. Pour faire en sorte que tout se passe bien pendant les dates on est obligé puisqu’on est sur la route tout le temps et qu’on a beaucoup de kilomètres. On essaye de s’entourer des bons partenaires tout en restant indépendant. On a créé notre propre label et c’est nous qui produisons notre premier EP et l’album qui va arriver.

Est-ce que ce label, Cold Fame Record, est essentiellement destiné à LAST TRAIN ou est-ce que vous comptez accompagner d’autres groupes ?

On a récemment signé HOLY TWO, qui va sortir un EP à la rentrée en septembre. On a envie de développer plusieurs parties. On pense qu’on a bien fait les choses avec LAST TRAIN et on s’est dit que ça serait bien de le faire pour d’autre groupe notamment pour HOLY TWO. C’est un projet qui nous tient à cœur parce que ce sont des artistes et des humains qu’on adore vraiment. On travaille avec eux avec grand plaisir.

On peut vous voir cet été sur beaucoup beaucoup de dates. Ca y est vous pensez que LAST TRAIN c’est parti ?

On ne sait pas si c’est parti et si ça va durer. En tout cas nous on se donne vraiment les moyens. Ca fait beaucoup de temps qu’on travaille sur le projet. On s’est donné les moyens il y a un an quand on est parti en tournée européenne en janvier 2014. On travaillait énormément sur cette tournée et celles qui ont suivi. C’est nous qui faisions tout le travail. Maintenant on espère que ça va continuer. On se donne vraiment les moyens pour que ça marche. On ne sait cependant pas de quoi le futur sera fait.

LAST TRAIN c’est votre projet principal où vous êtes encore dans vos études ou boulots ?

Antoine le batteur a finit sa licence et Timothée a finit son DUT Info Com. Jean-Noël et moi on travaille un peu plus sur le label depuis six mois. On fait que ça cet été et jusqu’à octobre.

S’il y avait une première partie que LAST TRAIN aimerait faire d’un groupe international qu’est ce que ça serait ?

On en a déjà fait quelques une qui étaient super cool. On a fait les RAVONETTES, RIVAL SONS qu’on aime beaucoup. Il y avait aussi BLACK REBEL MOTOCYCLE CLUB qui était un rêve et qu’on va faire le 2 juillet. On a vu récemment que EAGLE OF DEATH METAL allait tourné et ça, ça serait complètement fou. Jouer avec Josh Home ça serait un putain de kiff au regard de ce que ces mecs représente dans l’histoire du rock et leur importance.

On avait une autre question à vous poser. En live vous arrivez sur un morceau d’Ennio Moricone, c’est un clin d’œil au monde des Western ?

C’est une musique qui est dans KILL BILL. On est aussi fan de Western même si ce n’est pas notre kiff principal. Ce morceau de la bo de KILL BILL a un côté pesant. Ça nous met dans un état particulier quand on est derrière la scène. Quand on entend le son, on sait qu’il nous reste une minute trente avant de s’y mettre. Ça nous a toujours bien plus. Je pense qu’on va continuer.