« … Ils ont fait un peu de prison en Espagne. »

Le 6 novembre prochain nous aurons le plaisir d’accueillir les Suisse un tantinet subversif de PUTS MARIE. On a eu l’occasion de causer un brun avec Sirup le bassiste de ce joyeux et burlesque groupe helvète.

Est-ce que tout va bien ? Qu’est-ce qu’il se passe en ce moment en Suisse ?

C’est un peu les vacances, on a pas trop de dates. Je suis un peu plus sur des temps lutheries. Je suis luthier amateur.

On a eu le plaisir de vous voir au Printemps de Bourges il y a maintenant deux mois. Comment s’est passé ce concert ?

Ca s’est super bien passé, on était très content du concert même si c’était des circonstances un peu bizarres. Faire des soundchecks à huit heure du matin et puis jouer à deux heures de l’après midi. Ce n’est pas très habituel mais tout s’est bien passé.

PUTS MARIE c’est un melting pot d’influence et de différent style. Est-ce que ce n’est pas trop dur de s’accorder, de se mettre d’accord quand vous créez des nouveaux morceaux avec le groupe ?

Ben… Il faut dire que dans le temps on avait plus de peine avec ça parce qu’il y avait encore plus de style il y avait du rap du reggae, du punk, du rock. On n’arrivait pas trop. Il y a un temps c’était super punk et puis c’était de la pop. C’était un peu le bordel.

Nick Porsche, Igor Stepniewski, Sirup Gagavil, Max Usata sont vos noms de scène, qu’est ce qu’il se cache derrière chacun de ces noms?

Il y a différentes histoires… Mon nom à moi, Sirup Gagavil ca fait très longtemps. J’ai habité avec Igor à Baal, on se connaissait pas depuis très longtemps. Mon vrai nom c’esty Cyril, le surnom c’est Siru et lui, il a mi en « p » à la fin pour que ça fasse Sirup. Du coup ça m’est resté, c’est un nickname d’adolescent. Le Gagavil c’était un délire, c’était la même phase, la même époque. Les concerts que l’on faisait c’était avec des déguisements, il y avait des surnoms pour tout. Ca sort un peu de ce temps la.

Qui fait les visuels de vos albums, on se posait la question par exemple au n’importe quoi que l’on voit sur la pochette de Masoch avec des Rats, des Seringues ?

C’est notre organiste Beny qui fait. Il y a aussi des mélanges. On se dit de plus en plus qu’on peut aller plus loin. Tu verras notre prochain double EP. Le nouveau truc qu’on va faire c’est avec un photographe de Reims. Il a fait une photo à Paris qui étaient juste magique. Il y a des trucs qui se mélangent.

On aura l’occasion de vous voir à partir de juillet pour une vingtaine de dates en France. De juillet jusqu’à novembre. Est-ce qu’on aura l’occasion de vous voir vous travestir durant ces dates ou est-ce que c’est terminé cette époque la ?

Oui c’est terminé. Je ne pense pas qu’on nous revoit comme ça un jour. Ces derniers temps on a plus envie de monter sur scène comme on est.

PUTS MARIE c’est quinze ans d’aventures scéniques, si t’avais une histoire à raconter tout de suite, qu’est ce que ça serait ?

Il y a plein d’histoires… Qu’est ce qu’on pourrait raconter… Il y a une histoire à Barcelone. On avait fait un tournée dans un camping car. On jouait dans un camping car. On a voyagé dans toute l’Europe et puis on faisait la quête ; on vivait de ça. A un moment donné on était à Barcelone. Il y a quelqu’un qui avait pété le rétroviseur de notre véhicule et on voulait continuer la route. Le retro c’était assez important sur l’autoroute tout ça. On s’est fait arrêté par la police. Et puis y en a qui ont fait du zèle et pour finir ils ont fait un peu de prison en Espagne.

Pour un rétroviseur…

Pour un rétroviseur.

PUTS MARIE C’est un groupe Suisse, j’avais justement à ce niveau des questions à te poser au niveau culturel. On a tendance à penser ces derniers temps que les Français deviennent un peu la bête noire des Suisses…

Euh non, je n’ai pas ce sentiment. Je ne crois pas qu’il y ait tant de problèmes avec les français. Je pense que c’est plutôt les allemands qui ont une mauvaise image. Je ne sais pas. La Suisse c’est un pays assez renfermé vers l’immigration et la politique. C’est conservateur. Les Suisses ils ont un peu peur de tout ce qui vient de l’étranger. Les Allemands ils ont quand même un bon système d’éducation tout ça. Ils ont toutes les qualifications pour travailler en Suisse et puis, ils travaillent pour moins cher que les suisses Ca ça fait peur.

Pour revenir à PUTS MARIE, on aime beaucoup ici à Nevers, votre tube PORNSTAR, comment s’est passé l’écriture de ce morceau ?

Igor est venu avec un titre qui était plus ou moins fini. Il joue un peu de guitare pour se reposer. Il joue souvent à la Manouche, à la Punk. On a fait une adaptation du morceau qui a donné le rendu final. Ça se passe souvent comme ça chez nous. On bœuf et puis il en sort quelque chose ou c’est un des membres qui vient avec une idée.

C’est quoi le futur de PUTS MARIE ?

Je pense qu’à un moment donné il va falloir qu’on cuisine des nouvelles chansons. Le travail et encore pas mal en live. On a deux trois trucs en Hollande et en Allemagne. On va probablement faire un album…